Grenoble : 4ème ville mondiale pour la qualité de vie

Si c’était un bulletin de fin d’année, il y aurait des félicitations et une mention manuscrite « Continuez comme cela ! ». La ville est, depuis des années, une très bonne élève des classements internationaux, qui louent la qualité de vie à Grenoble.

C’est encore le cas cette semaine avec le Oxford Global Cities Index, un classement global de 1 000 villes. La ville y est classée 130ème au global, mais 4ème sur la qualité de vie. Un beau score, qu’on va développer dans ces quelques lignes.

Grenoble haut placée dans l’indice mondial d’Oxford

L’Indice mondial des villes combine de nombreux jeux de données pour classer 1 000 villes dans 5 dimensions : l’économie, le capital humain, l’environnement, la gouvernance et la qualité de vie.

C’est dans ce domaine que la ville est particulièrement bien classée. Pour arriver à cette conclusion, les critères suivants sont pris en compte :

  • Égalité des revenus
  • Revenu par personne
  • Dépenses de logement
  • Espérance de vie
  • Taux de criminalité
  • Sites de loisirs et culturels

Oxford Economics précise que la qualité de vie englobe le bien-être et la satisfaction des résidents. Elle offre un aperçu de la vivabilité et de l’attractivité d’une ville.

Et ça n’est pas le seul classement où la Ville occupe une bonne place !

Un bien-être confirmé à Grenoble

Cet été, Alternatives Économiques a publié le résultat de son classement sur le bien-être en ville. Le magazine a bâti un indicateur alternatif, l’indice de bien-être en ville (IBV).

Inspiré de l’Indice de développement humain de l’ONU, celui-ci agrège 38 indicateurs répartis en 15 dimensions. Santé, logement, éducation, culture, sport, sécurité, environnement, liens sociaux, mobilités, services de proximité, emploi, inégalités, etc.

Sur 133 communes de plus de 50 000 habitants, cet indicateur novateur place Grenoble en 6e position parmi les villes de plus de 150 000 habitant-es !

Un classement qui ne regarde pas le portefeuille

L’objectif affiché par ses auteurs est de déboulonner le PIB, ce chiffre qui mesure ce qu’on produit et vend, mais pas si les gens vivent bien. Le PIB compte une dépense de santé liée à la pollution comme de la richesse. Il ignore le temps passé avec ses proches, l’accès à un médecin, la possibilité d’aller au travail à vélo, les inégalités… Le PIB n’est que la somme des richesses produites sur un territoire. Rien d’autre.

Et les résultats donnent raison aux économistes voulant construire des indicateurs alternatifs au PIB. La corrélation entre le revenu médian d’une ville et son score de bien-être est faible. Par exemple, les villes les plus riches (Neuilly, Boulogne-Billancourt, Levallois-Perret) se classent seulement 82e, 96e et 67e. Le revenu n’explique qu’environ 10 % du bien-être urbain. Ainsi, une ville riche n’est pas forcément une ville où il fait bon vivre, et inversement.

Grenoble numéro 1 en mobilité

C’est sur la mobilité (vélo, marche, transports en commun, temps de trajet domicile-travail) que Grenoble est en avance sur toutes les autres villes françaises. La ville prend la 1ère place nationale de cette dimension, devant Strasbourg, Bordeaux et Lyon.

Une ville cyclable fait beaucoup pour la qualité de vie. Augmenter la part du vélo dans les déplacements quotidiens fait diminuer la pollution et le temps perdu dans les déplacements du quotidien, tout en augmentant l’activité physique. Et investir pour des infrastructures cyclables permet aux cyclistes de circuler sur des routes plus sûres… Des critères importants pour le bien-être des habitant-es, et que le PIB ne mesure pas.

Le résultat : 20 % des Grenoblois-es se rendent au travail à vélo, contre 2,4 % des Marseillais-es selon Alternatives Économiques, et environ 10 % des Parisien-nes (Insee, 2022) et 8 % des Lyonnais-es (Insee, 2017).

Grenoble, pionnière de l’après-PIB

Les économistes d’Alternatives Économique ont aussi rappelé que l’idée de mesurer autrement ne date pas d’hier à Grenoble. L’indicateur de bien-être social territorialisé (Ibest) est né à Grenoble en 2002, dans le cadre de la politique de la ville. Il servait en effet à évaluer les effets des politiques publiques sur le bien-être des habitant-es. L’économiste Florence Jany-Catrice cite Grenoble, avec Lyon, parmi les villes qui s’engagent résolument sur cette voie, en mettant l’accent sur la coopération entre les habitant-es.

Cela devient une habitude, Grenoble a pris l’habitude de bien figurer dans les classements consacrés à la qualité de vie.

Grenoble : ville habituée des classements

Cela devient une habitude, Grenoble a pris l’habitude de bien figurer dans les classements consacrés à la qualité de vie.

6e ville mondiale au Healthy City Index 2026, 23e ville la plus heureuse du monde et première de France au Happy City Index, remière ville de France pour les animaux selon L214.

Cela n’efface évidemment pas les difficultés que la ville peut rencontrer. Personne ne prétend que tout y est parfait. Mais à force d’entendre la droite et les chaînes d’infos de Bolloré répéter que la ville est un coupe-gorge en désolation, certains pourraient finir par y croire.

Pourtant, quand des instituts indépendants, avec des méthodes différentes, finissent par arriver à des conclusions similaires, cela permet d’objectiver la réalité de la ville. Loin des sentiments négatifs et des polémiques, voilà une information sourcée et vérifiée : on vit bien à Grenoble.

Une réponse à « Grenoble : 4ème ville mondiale pour la qualité de vie »

  1. Avatar de opqmkuxnpg

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