Coopération à Grenoble : quelles règles du jeu ?

Le mandat est placé sous le signe de la coopération. Mais concrètement, ça veut dire quoi ? Et surtout : dans quels domaines ça a un sens ? Petit état des lieux avant un Forum, organisé demain pour remettre à plat les règles du jeu en matière de participation. 

La coopération à Grenoble, c’est quoi ?

Commençons par un constat : à Grenoble, la coopération existe déjà. Et pas qu’un peu. La Ville a une longue histoire d’innovation démocratique, sociale, associative et coopérative, dont on ne peut qu’être fier. 

Un exemple de réussite, ce sont les chantiers ouverts au public (COP) dans lesquels les habitants réalisent, avec l’appui technique et financier de la Ville, des travaux d’embellissement de l’espace public. Le dernier en date a eu lieu dans la rue Charles Tartari, où une fresque a été peinte sur l’espace public pour que les voitures ralentissent devant l’école. Une demande formulée par les riverain-es, qui ont réalisé cette œuvre d’art grandeur nature aux côtés des agent-es de la Ville et des élu-es. 

Fin de la parenthèse, revenons à nos moutons : entre l’interpellation citoyenne, les instances de quartier, le soutien aux communs, les pétitions, les moyens de prendre part à la vie locale ne manquent pas. 

Mais qui s’y retrouve, et est-ce que les habitant·es ont toutes les clés pour que leur avis soit entendu et pris en compte ? Voilà tout l’enjeu de cet article (et des discussions à venir le 10 octobre !)

Clarifier et ouvrir à tous

« Nous avons de nombreux outils qui fonctionnent très bien mais d’autres où on doit faire autrement », résume Vincent Berlandis, adjoint aux Coopérations, à la fabrique citoyenne et à la transformation de l’action publique. Faire autrement, ça veut notamment dire coopérer avec tout le monde, vraiment tout le monde.

Et ça implique notamment de réfléchir à des aspects aussi pratiques que les lieux de réunion, les horaires, les modalités de débat. Parce que le temps disponible, la maîtrise des codes institutionnels, la proximité avec les lieux de décision déterminent qui participe, et qui ne se sent pas invité dans ce club. 

Mais au fait, on entend quoi par coopération ?

Il y a un paradoxe à clarifier. 

Coopérer, oui. Mais pas sur tout, n’importe comment : « La coopération se fait dans le cadre de ce pour quoi on a été élus. On a été élus sur un projet politique clair qu’on va donc mener à bien. En revanche, sur la manière de faire, il y a énormément de domaines dans lesquels on a besoin d’avoir le regard des habitants. »

Le cap est fixé par le vote. La manière de l’atteindre, elle, se construit avec les habitants et habitantes.

Vers une nouvelle manière de coopérer

Trois idées fortes guident en tout cas les ambitions municipales :

  • Faire avec : reconnaître les habitant·es comme des acteur·rices capables de formuler des propositions et d’améliorer concrètement leur cadre de vie.
  • Partager : identifier ce qui doit être protégé, mutualisé, gouverné collectivement ou rendu plus accessible, et soutenir les initiatives qui répondent aux besoins du territoire.
  • Transformer : agir sur l’institution elle-même — ses modes de décision, ses pratiques internes, ses méthodes d’expérimentation, d’évaluation et de rendu-compte.

Tous ces aspects seront discutés lors de la journée d’échanges de demain. Et ils visent un même objectif : relier. Dans une société travaillée par la fragmentation, l’isolement, la concurrence des intérêts et la défiance envers les institutions, l’action publique locale doit retrouver cette capacité essentielle. Rien de moins.

2 réponses à « Coopération à Grenoble : quelles règles du jeu ? »

  1. Avatar de brigitte
    brigitte

    bravo

  2. Avatar de dwiwkmwtkx

    hlefpeftzngkiqwvlkhrdtsmlvlldg

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