Communiqué du groupe « Oui Grenoble » du 29 septembre 2026 :
« Ce matin, des actes de violence inadmissibles ont eu lieu aux portes du conseil municipal de la Ville de Grenoble. Ces actes n’ont pas leur place dans l’enceinte de l’hôtel de ville, lieu de débat et de dialogue démocratique.
Allan Brunon a mis en scène son arrivée en conseil municipal en organisant une manifestation des élu-es de son groupe, alors que la séance était déjà ouverte. En raison des pancartes qui étaient apposées sur leurs ordinateurs, les trois agent-es de police municipale présent-es devant les portes leur ont refusé l’entrée, conformément au règlement intérieur du conseil municipal, qui l’interdit.
Des violences physiques ont ensuite eu lieu sur lesquelles la lumière est en train d’être faite. Plusieurs plaintes ont été déposées et 3 policier-es municipaux-ales ont été conduit-es à l’hôpital pour blessures. Le Procureur de la République s’est saisi des faits et une enquête est actuellement en cours pour établir les responsabilités.
Allan Brunon, déjà accusé par d’ancien-nes membres de son groupe politique de violences et de sexisme, est l’auteur de nombreux dérapages et autres intimidations. Ses déclarations et attitudes souvent mensongères, outrancières, brutales, notamment vis-à-vis de la Maire, mais aussi en direction de Grenoblois-es et d’agent-es de la Ville, ont trouvé leur paroxysme aujourd’hui.
Par ailleurs, nous sommes indigné-es de l’amalgame qu’il a ensuite tenu devant les médias en comparant la police municipale à une « milice politique », et en accusant la Maire d’avoir « excité » et manipulé les policier-es municipaux-ales qui accomplissaient, ce matin, leurs missions habituelles dévolues au conseil municipal.
Les deux majorités municipales précédentes intégraient nombre d’élu-es de la France Insoumise pour mener des politiques publiques au service des Grenobloises et Grenoblois. Les actes et paroles d’Allan Brunon brisent la confiance entre formations de gauche et toute possibilité d’échange et de travail commun.
Très loin de sa promesse d’une opposition « constructive », depuis plusieurs mois Allan Brunon confond rapport de force et violence, instrumentalise les misères et attise les haines. Il dessert désormais les causes que nous pouvons porter en commun. Dans un moment crucial pour l’alliance des gauches en vue de la présidentielle, son attitude est irresponsable.
Un cran de violence supplémentaire a été franchi ce matin. Ces actions nous choquent profondément et nuisent à l’image des élu-es de la République. Nous demandons aux instances nationales de la France Insoumise de se pencher sur ces faits et de prendre les dispositions nécessaires.
Nous restons déterminé-es à défendre la qualité de vie des Grenoblois-es, l’intérêt général et les valeurs de la gauche.
Les coprésident-es du groupe Oui Grenoble, Isabelle Peters et Vincent Berlandis.

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