Dans un communiqué, la collectivité annonce que les 150 personnes qui avaient trouvé refuge dans ses locaux de la place André-Malraux ont toutes été relogées.
La fin d’une occupation de 10 mois
C’est la fin d’une occupation qui aura duré près de dix mois. Du 19 novembre 2025 au 22 septembre 2026, environ 150 personnes sans domicile, seules ou en famille, ont occupé le siège de Grenoble Alpes Métropole.
Dans un communiqué, la Métropole indique que l’ensemble des personnes présentes dans les locaux a désormais été relogé. La collectivité explique avoir travaillé, avec les communes et différents partenaires, à des solutions d’hébergement et de logement permettant de mettre fin à l’occupation.
Une vingtaine de logements mobilisés dans la Métropole Grenobloise
Selon Grenoble Alpes Métropole, une vingtaine de logements ont été mobilisés pour accueillir les occupant-es, dans le cadre de deux dispositifs. Le premier s’appuie sur des logements de l’Établissement public foncier local (EPFL), situés dans les communes d’Échirolles, Gières, Grenoble, La Tronche, Meylan, Pont-de-Claix, Saint-Martin-d’Hères, Saint-Égrève, Seyssinet-Pariset et Seyssins. Le second repose sur des logements mis à disposition par des bailleurs sociaux, dans les communes d’Eybens, Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères.
La Métropole précise que les familles avec enfants et les femmes enceintes ont été accueillies en priorité et que plusieurs communes qui ne disposaient pas de capacités d’accueil ont également participé financièrement au dispositif.
Communes, CCAS et associations mobilisés
Le relogement a impliqué plusieurs acteurs du territoire. Outre les communes et la Métropole, les centres communaux d’action sociale (CCAS), des associations et des partenaires institutionnels ont participé au dispositif.
La collectivité cite notamment l’association des bailleurs de l’Isère parmi les partenaires mobilisés.
Pour Grenoble Alpes Métropole, l’enjeu ne se limitait toutefois pas à trouver un toit aux personnes concernées. Dans son communiqué, elle insiste aussi sur la nécessité d’un accompagnement dans la durée afin de leur permettre de retrouver davantage de stabilité.
Le logement : un droit à défendre à Grenoble et partout ailleurs
Le logement est un droit.
Pour que le logement soit un droit universel ,il faut que l’ensemble des acteurs publics se saisissent sérieusement de la question du mal-logement. En principe, les dispositifs d’hébergement d’urgence relèvent de la responsabilité de l’État, et non des communes ou des métropoles1. Malgré cela, chaque année, la Ville de Grenoble débloque 1,8 millions d’euros par an pour financer et gérer des places d’hébergement. C’est un tour de force budgétaire pour la collectivité.
À Grenoble, nous considérons que le logement social doit rester une priorité. Cette occupation nous rappelle concrètement pourquoi : derrière les chiffres du mal-logement, ce sont des femmes enceintes, des familles, des enfants et des personnes seules qui se retrouvent sans solution. Garantir l’accès à un logement digne, c’est développer le logement social, lutter contre la spéculation immobilière et permettre aux personnes en situation de précarité de sortir durablement de l’urgence.
La solidarité ne peut pas être une réponse exceptionnelle. Elle doit être une politique publique.
- En vertu de l’article L. 345-2-2 du code de l’action sociale et des familles, toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d’hébergement d’urgence, dont la mise en œuvre relève de la responsabilité de l’État. ↩︎

Laisser un commentaire