La rumeur d’un décalage de la rentrée a affolé Tik Tok la semaine dernière. Pourtant, il a bien fallu hier matin avancer le réveil, prendre un petit-déjeuner en vitesse et se diriger avec plus ou moins de joie à l’école. Un élément pour adoucir la rentrée des enfants grenoblois : de nombreux travaux ont été faits cet été dans les écoles. À l’école Ferdinand Buisson, 450 écoliers ont même fait leur retour dans un bâtiment flambant neuf.

Ferdinand Buisson : un gros chantier pour la ville de Grenoble
Quand les travaux ont commencé en janvier 2025, il y avait du boulot. Le bâtiment, construit il y a un siècle, avait alors connu 2 guerres, mai 68, l’arrivée de la tektonik et le retour en politique d’Alain Carignon. Surtout, il présentait des signes de vétusté. Autant vous dire qu’il était temps d’en faire un lieu plus agréable, plus sobre et mieux adapté aux besoins des élèves comme des adultes.
La rénovation, qui a coûté 9,4 millions d’euros, a été financée par la Ville de Grenoble, la société publique locale OSER, l’État, le Département de l’Isère et la CAF.
Elle a notamment permis de :
- rénover de fond en comble les salles de classe et les espaces intérieurs, et les rendre accessibles aux personnes porteuses de handicaps ;
- créer une salle polyvalente ouverte sur le quartier, qui pourra accueillir réunions, spectacles, repas partagés…
“On est très heureux de voir les travaux terminés et on a hâte de les inaugurer et de recueillir les impressions des enfants, des enseignants et du personnel, se réjouit Léonie Marcoux, adjointe à la maire chargée de l’éducation et des écoles. J’espère qu’ils prendront leurs marques et je passerai échanger avec eux dans les premiers jours de la rentrée !”

Plus de confort dans cette école grenobloise
La rénovation avait un autre objectif : garantir de meilleures conditions d’enseignement, en été comme en hiver, avec :
- des ventilateurs de plafond dans toutes les salles ainsi que des stores occultants pour éviter que la température monte en classe ;
- l’isolation des murs avec des matériaux bio-sourcés et une nouvelle ventilation double flux, pour réduire les besoins de chauffage.
Grâce à ces mesures et à l’installation de panneaux photovoltaïques, les consommations d’énergie devraient diminuer de 40 %.
Enfin, la rénovation a intégré les espaces extérieurs. Cela veut dire moins de bitume et plus d’arbres et arbustes dans la cour maternelle. Les enfants pourront donc jouer au frais, dans une ambiance plus sereine. La même transformation sera réalisée dans la cour de l’école élémentaire l’été prochain. Et pour le quartier, ça permet aussi d’éviter les îlots de chaleur.

Qu’en est-il des autres écoles à Grenoble ?
Elles n’ont pas été laissées pour compte, loin de là :
“Chaque année, on a un important budget travaux, qui permet, même si on ne rénove pas l’école de fond en comble, d’entretenir les bâtiments et de répondre aux demandes des enseignant-es, des parents d’élèves, des agent-es, qui nous font remonter ce qui dysfonctionne pendant l’année scolaire”, précise Léonie Marcoux.
Parmi les travaux menés cette année, il y a par exemple :
- des vestiaires pour les agents et un WC accessible aux personnes à mobilité réduite rénovés à l’école élémentaire Bajatière ;
- une façade extérieure repeinte à l’école du Verderet ;
- l’ajout d’un évier dans la cantine de l’école primaire du Lac.
Au total, 1,5 million d’euros sont investis chaque été pour les travaux dans les écoles. Ces améliorations sont essentielles pour que les enfants et les adultes s’y sentent bien. Elles sont souvent réalisées en régie, directement par les agents des services techniques de la Ville.
Et pour le budget des familles à Grenoble ?
Pour aider les parents, plusieurs choix ont été faits (ou reconduits) par la Ville :
- Des fournitures scolaires gratuites. Ca permet de lutter contre les inégalités et de s’assurer que chaque enfant puisse commencer l’année avec le matériel nécessaire acheté directement par l’école. C’est la 3ème année consécutive que la Ville applique cette mesure.
- Des tarifs plus équitables pour la cantine et le périscolaire. Pour les familles les plus précaires, la Ville prend ainsi en charge plus de 95 % du coût du repas, avec un tarif minimum de 0,50 €. Elle a également intégré la monoparentalité dans son calcul des tarifs, une avancée dont on reparlera.
On souhaite une bonne rentrée à tous les petit-es grenoblois-es et on revient vite pour d’autres infos sur la politique locale !

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