Des réponses sur la mise à l’abri dans les écoles

Ce court texte pour vous parler de l’hébergement d’urgence et de la mise à l’abri des familles dans les écoles grenobloises. De nombreuses questions ont été adressées cette semaine aux élus de la Ville. Voilà des éléments de réponse.

Avant ça, un bref rappel du contexte :

Depuis 2022, des familles à la rue sont mises à l’abri dans les écoles grenobloises. Au total, 400 personnes y ont trouvé refuge depuis 2022.

Auparavant, il était possible de réorienter rapidement ces familles vers des hébergements d’urgence. Aujourd’hui, les hébergements communaux ne suffisent plus. La mise à l’abri dans les écoles se prolonge, et ce dans de mauvaises conditions (pas de douches, obligation de quitter les bâtiment pendant la journée, risques sanitaires et de sécurité, pas de possibilité de cuisiner.)

Que vont devenir les familles ?

  • Au mois de juin, 16 familles, dont près de 50 enfants, étaient encore abritées dans les écoles.
  • 4 familles ont été prises en charge par l’État et 12 par la Ville et son CCAS, dans des chambres d’hôtel ou en camping. En effet, la mise à l’abri ne pouvait se poursuivre pendant l’été, à la fois pour des raisons de sécurité du bâtiment en période de vacances scolaires estivales et pour des travaux indispensables de rénovation ou de maintenance menés chaque année dans toutes les écoles.
  • L’hébergement de ces familles par le Ville et le CCAS se poursuivra le temps de leur réorientation vers d’autres dispositifs. La Ville et le CCAS leur ont confirmé cette semaine.

La ville va-t-elle déposer plainte ?

  • Aucune plainte n’a été déposée durant l’été et il n’est pas envisagé que la Ville de Grenoble porte plainte dans le futur.
  • Contrairement à ce qui a été écrit dans certains articles, aucune famille n’a du quitter les écoles à l’approche de la rentrée scolaire, puisqu’aucune famille n’était présente dans les écoles pendant l’été. Les discussions entre la Ville et les collectifs ont eu lieu au mois de juillet, et les familles abritées dans les écoles ont été prises en charge par l’État ou par la Ville et son CCAS durant l’été.

Pourquoi la Ville ne crée pas plus de places ?

  • À Grenoble, 1 200 personnes et 240 enfants sont actuellement à la rue, en squat, en bidonville ou hébergés par des tiers de façon précaire. Face à ces situations préoccupantes, Grenoble fait depuis des années le choix de l’hospitalité et c’est une vraie spécificité de la ville.
  • Chaque année, alors que ça n’est pas sa compétence, la Ville débloque 1,8 millions d’euros par an pour financer et gérer des places d’hébergement. C’est un tour de force budgétaire pour la Ville.
    • 340 places d’hébergement d’urgence sont financées et gérées par la commune et le CCAS.
    • De nombreuses autres le sont en lien avec des partenaires.
    • Cette année la Ville et son CCAS hébergent également 27 personnes qui occupaient le siège de la Métropole.

Les familles pourront-elles toujours trouver refuge dans les écoles ?

  • La Ville et le CCAS s’emploient à trouver de nouvelles solutions, car l’hébergement dans les écoles n’est pas une solution pérenne et maintient les familles dans une situation précaire :
    • Travail nécessaire avec l’État et du Département
    • Identification en amont des situations complexes, en lien avec les travailleurs sociaux, agents de la ville, les collectifs de parents et d’enseignants, afin d’éviter la mise à l’abri systématique dans les écoles
    • Recherche avec les acteurs associatifs, citoyens, les fondations, de nouvelles solutions d’hébergement ou de logement.
  • Une nouvelle phase de dialogue s’amorce très prochainement à l’occasion d’une réunion avec les collectifs, les associations et les partenaires. Nous étudierons ensemble la création d’un dispositif d’accueil et de mise à l’abri coopératif, reposant sur la mobilisation conjointe de la Ville, du CCAS, des associations, des fondations, des collectifs citoyens, et quand cela est possible, des autres collectivités et des services de l’État.

Une réponse à « Des réponses sur la mise à l’abri dans les écoles »

  1. Avatar de Raymond Stéphane
    Raymond Stéphane

    Y a une solution : les logements vacants gérés par actis ou Grenoble habitat : il paraît qu il y en a pas mal selon vos détracteurs ?

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